Le projet EPSOL - ÉPurer les eaux pluviales par le sol - vise à à améliorer la compréhension des mécanismes de filtration des polluants dans différents types de sols. En particulier l’influence de la hauteur de sol non saturé dans la dépollution des eaux de ruissellement sera étudiée afin de faciliter la recharge de nappe.Dans ce projet, Toulouse Métropole soutient la mise en place de démonstrateurs.

Porté par la Direction du Cycle de l’eau de Toulouse Métropole, ce projet s’inscrit dans une démarche de préservation des nappes et d’amélioration de la connaissance. L’objectif principal est d’étudier les capacités filtrantes de sols de compositions et de perméabilités différentes, tels que les sols graveleux et les sols limoneux pour les eaux de ruissellement. Ces eaux sont issues de toitures et de voiries en milieu urbain. Ces 2 types d’eaux seront étudiées en infiltration avec leur charge en polluants spécifiques. Pour ce faire, des pilotes expérimentaux ont été mis en place sur le campus de Rangueil de l’Université de Toulouse, afin d’observer la migration des polluants à différentes profondeurs de sol, dans des  cuves spécialement conçues pour prélever des eaux pluviales à différentes profondeurs de sol.

Les résultats attendus permettront de proposer des recommandations pour améliorer la gestion des eaux pluviales afin de mieux dimensionner les ouvrages publics de stockage d’eau Une
première expérience débutera à l’automne 2026 pour comparer les capacités d’épuration de 2 types de sols toulousains. Le projet va durer 3 ans.
Les acteurs et actrices engagés
  • Service de Gestion et d’exploitation (SGE) ;
  • Domaine du patrimoine de la logistique de la prévention et de la sécurité ;
  • Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement (CRBE) ;
  • Toulouse Métropole, service eau et aménagement ;
  • EURL Epur Aqua ;
  • Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) ;
  • Agence de l’Eau Adour-Garonne (AEAG) ;
  • ASTEO ;
  • Lyre ;
  • Direction départementale des territoires de la Haute Garonne (DDT31)
Le projet

Il s’agit de mesurer l’épuration naturelle des sols avec des eaux pluviales plus ou moins chargées en pollution urbaine (métaux, hydrocarbures, etc.. ).
Le dispositif expérimental, en cours d’installation, dispose d’une série de 12 mésocosmes (échantillons d'écosystèmes, ici de la terre) remplis de deux types de sols de la Métropole (un sol limoneux et un sol gravelo-sableux).
Ces mésocosmes sont installés dans le périmètre sécurisé de la cale du CAP qui récupère les eaux pluviales du campus pour décantation avant leur rejet dans le canal.