Publié le 7 juillet 2026 Mis à jour le 9 juillet 2026

Le campus terrain d'expérimentation, en tant qu'axe prioritaire de l'Université de Toulouse, est aussi un espace pour faire des enseignements de terrain, à deux pas des salles de cours. Parmi les co-bénéfices de cette stratégie, les étudiantes et étudiants découvrent les démonstrateurs issus de nos laboratoires et d'autres réalisations, comme autant de cas d'études pour appliquer les connaissances acquises.

Parmi les enseignements de la licence biodiversité écologie évolution, un TP s’appuie sur le campus et son environnement proche. Surnommé TP Téléo, il se distingue par une approche originale : les étudiantes et étudiants sont invités découvrir des démonstrateurs sur le site de Rangueil puis à emprunter le téléphérique pour poursuivre leurs observations dans la cabine, puis sur l’ancien site d’AZF.

Au fil du parcours, l’objectif est de faire découvrir aux étudiants de l’Unité d’Enseignement Introduction à l’ingénierie écologique une facette méconnue du campus, en mettant en lumière les démonstrateurs de la transition écologique et sociétale présents sur le site et dans ses alentours.

Le rendez‑vous est donné dans le hall du bâtiment U6. Les consignes sont ensuite présentées dans la Nacelle, un mobilier urbain situé près de l’entrée nord. Cette structure circulaire, acquise dans le cadre du projet européen tr@nsnet porté par l’IRIT à l’Université de Toulouse avec l’accompagnement de la PME Comm1possible, sert à mener des enquêtes afin de mesurer l’appétence des usagers pour l’engagement dans la transition écologique.

En sortant, les étudiants découvrent les candélabres équipés de capteurs, démonstrateurs d’un chantier d’éclairage urbain intelligent et respectueux de la biodiversité volante. En se dirigeant vers Téléo, deux autres types de capteurs dédiés à la mobilité douce ouvrent la réflexion sur l’importance de mesurer les flux piétons et cyclistes pour accompagner les futurs aménagements d’un campus durable. Ces capteurs font partis d’une flotte installée dans le cadre de l’observatoire de la mobilité de l’Université de Toulouse. Ces trois projets ont été réalisés dans le cadre du GIS neOCampus.

Le temps passé dans la cabine de Téléo permet d’introduire la démarche ERC (Éviter, Réduire, Compenser), indispensable à toute évaluation environnementale, comme cela a été réalisé pour le chantier du téléphérique. Par exemple : quelles mesures de réduction sont visibles depuis la ligne ?

À l’arrivée sur l’ancien site d’AZF, une discussion s’engage autour des anomalies de la centrale photovoltaïque, conçue avant la généralisation des évaluations environnementales, et dont l’intérêt principal réside dans sa dimension artistique évoquant une vague de la Garonne.

La sortie se poursuit par la visite du cratère de l’explosion d’AZF et de ses abords, dernière parcelle à avoir été restaurée après la levée des scellés en 2001. Pourquoi cette restauration n’a‑t‑elle pas suivi une méthode douce de type phytoremédiation ? La réponse se trouve dans les arrêtés de l’époque, rédigés avant la reconnaissance de l’ingénierie écologique.

La dernière étape se vit dans l’orgue aérien du mémorial AZF, avant de reprendre le Téléo et d’observer les milans royaux, indicateurs de succès du chantier à suivre pendant trente ans.

Les consignes données aux étudiants sont simples : rédiger un article de 150 mots sur un sujet de leur choix en lien avec ce TP, en veillant à l’attractivité, la justesse et la richesse du propos. Rendez-vous à la rentrée pour découvrir les cinq lauréats 2026.